La Bronchiolite

 

Loïc Marçais  

Masseur Kinésithérapeute

soins à domicile La Rochelle et environs

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La bronchiolite est une infection virale aiguë qui touche les bronchioles (petites bronches) des nourrissons et des jeunes enfants. Elle sévit par épidémies en automne et en hiver. Malgré des symptômes impressionnants : toux, respiration rapide et sifflante, la bronchiolite est le plus souvent une affection bénigne.

Qu’est-ce que la bronchiolite ?

La bronchiolite est une infection virale respiratoire atteignant les bronchioles. Elle est due à un virus le plus souvent le Virus Respiratoire Syncytial (VRS).
Le virus provoque une inflammation des parois des bronchioles (les plus petites bronches) et une augmentation des sécrétions responsables d’un phénomène d’obstruction.
Le virus se transmet par la salive, les éternuements, la toux, le matériel souillé par celui-ci et par les mains. Ainsi, une rhinopharyngite de l’enfant ou de l’adulte peut être à l’origine d’une bronchiolite chez un nourrisson présent dans l’entourage.

Schéma d'une bronchiole

bronchiolite - ©CNAMTS 2011

 

Les symptômes de la bronchiolite

La bronchiolite débute généralement par un simple rhume ou par une rhinopharyngite avec une légère fièvre.
Petit à petit, une toux sèche apparaît, puis survient une gêne respiratoire qui se traduit par une respiration rapide et sifflante. À ce stade de la maladie, l'enfant peut avoir des difficultés à s'alimenter.
Les symptômes s’atténuent en quelques jours (8 à 10 jours) mais une toux résiduelle peut persister une quinzaine de jours.

Malgré des symptômes souvent impressionnants, la bronchiolite est une maladie bénigne.
Cependant, les bébés de moins de 3 mois ou les nourrissons fragiles requièrent une surveillance attentive et dans de rares cas, surtout chez les plus jeunes nourrissons, la bronchiolite impose des séances de kinésithérapie.

 

Kiné respiratoire

La kinésithérapie respiratoire demeure le traitement primordial de la bronchiolite.

Seules sont efficaces les actes visant à augmenter le flux expiratoire. Le but est d'évacuer les sécrétions en les faisant remonter le plus haut possible dans l'arbre bronchique et de les faire sortir via la bouche grâce à la respiration de l'enfant. La pression exercée sur le thorax et l'abdomen en phase expiratoire permet d'amener les sécrétions dans la trachée.  ces pressions s'exercent sur la cage thoracique du bébé, qui, à cet âge, est plus souple. Une fois dans la trachée, les sécrétions sont évacuées dans la bouche grâce à un réflexe de toux provoqué par une pression. Enfin, il suffit d'empêcher l'enfant de les avaler en facilitant l'expectoration.

 Comment se déroulent les premières étapes d'une séance de kinésithérapie respiratoire ?

Tout d'abord, il convient de rassurer les parents. Les kinésithérapeutes ne sautent pas directement sur le nourrisson pour le manipuler.

  • La première étape consiste à discuter avec la mère sur sa manière d'appréhender la maladie de son bébé, sur les symptômes, comme la toux du bébé (rythme, fréquence, etc.) ;
  • Ensuite, le kinésithérapeute  établit son diagnostic en fonction des critères respiratoires (fréquence des mouvements du thorax, auscultation pulmonaire, etc.) ;
  • On évalue ensuite comment l'enfant accepte la séance de kinésithérapie (avec des tests de précontrainte…) et on rassure la mère sur le caractère non douloureux des séances même si le bébé pleure.

Ce n'est qu'ensuite que commence la kinésithérapie respiratoire à proprement parler. 

Comment évaluer l'efficacité de ces techniques ?  

Au cours de la séance, on peut évaluer l'effet grâce aux bruits respiratoires du bébé, le volume de sécrétions expectorées et la régulation de la fréquence respiratoire. Enfin, entre deux séances, la mère peut témoigner d'un meilleur sommeil de l'enfant et d'une amélioration de la prise des biberons. En 5 à 10 jours, les critères physiques sont nettement améliorés et le sommeil du bébé mais aussi de toute la famille est retrouvé.

Face à ces séances souvent impressionnantes, quels conseils peut-on donner aux parents pendant la séance et entre chacune d'elle ?

Tout d'abord, la bronchiolite est une pathologie banale. Dans la très grande majorité des cas, le recours aux urgences n'est pas impératif. En dehors de cas très sévères, la prise en charge en médecine de ville est tout à fait suffisante. Cependant, on doit recommander aux parents de consulter sans tarder leur médecin et de réduire autant que possible le délai entre la prescription et la première séance de kinésithérapie.

Sinon, les parents peuvent :

Diminuer les difficultés d'alimentation liées à la bronchiolite en fractionnant les repas, en désobstruant le nez (grâce à des instillations de sérum physiologique) avant chaque biberon. ;

  • Coucher l'enfant en très légère déclinaison ;
  • Veiller à suffisamment hydrater l'enfant (100 ml par kilo et par jour pour le nourrisson de moins de 6 mois et 80 ml par kilo et par jour pour un âge supérieur) ;
  • Ne pas trop le couvrir ;
  • Ne pas l'exposer à des polluants comme le tabagisme passif ;
  • Ne pas l'emmener dans des lieux publics trop fréquentés et confinés.